
Depuis la décennie des années 60, la précipitation moyenne annuelle qui est de 225 mm a tendance à diminuer, avec des conséquences sur les conditions d’exploitation agricole et sur l’approvisionnement en eau. Près de 20% des eaux de pluies se perd par écoulement superficiel, 13% s’infiltre pour recharger la nappe phréatique. La majeure partie se perd par évaporation.
Les sols sont en majeure partie squelettique et pauvre en matière organique. Une proportion de 10% seulement des terres émergées est arable. 95% de ces terres sont occupés par des cultures pluviales et les 5% restants par des cultures irriguées.
Le Cap-Vert est un pays écologiquement fragile possédant de faibles ressources naturelles. L’archipel ne possède pas de ressources minérales qui puissent contribuer au développement d’activités industrielles. Les conditions agro écologiques conditionnent la pratique de l’agriculture, rendant ainsi impossible la couverture des besoins alimentaires de la population.
La pêche est une des rares activités économiques qui pourvoit en produits de bonne qualité destinés à l’exportation, bien que cela soit à petite échelle. Le tourisme international et en particulier l’écotourisme est une seconde activité économique basée sur la grande diversité des paysages.
Le Cap-Vert est un pays sensible aux phénomènes naturels et anthropiques, particulièrement aux sécheresses et aux types de cultures pratiquées. Les périodes de sécheresses qui alternent avec de fortes pluies constituent les principales causes de dégradation de l’environnement et de problèmes socio-économiques.